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Censures ratées: réglementation ecclésiastique des vêtements pour femmes dans l’Italie médiévale tardive

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Censures ratées: réglementation ecclésiastique des vêtements pour femmes dans l’Italie médiévale tardive

Par Thomas M. Izbicki

Vêtements et textiles médiévaux, Vol. 5 (2009)

Introduction: À partir du XIe siècle, le clergé réformateur a tenté d'apporter la sobriété attendue des moines et des nonnes dans la vie des clercs séculiers et des laïcs. Ces efforts ont eu un succès mitigé, notamment dans la réglementation des vêtements. Les papes et les évêques ont essayé encore et encore de vérifier les excès du clergé qui portait des vêtements coûteux, des couleurs voyantes, des coupes révélatrices et des accessoires plus adaptés aux chevaliers qu'à leur vocation religieuse. Les efforts pour réduire les excès dans la création de vêtements laïques et d'accessoires à la mode incombaient généralement à des prédicateurs comme le franciscain Saint Bernardino de Sienne et le réformateur dominicain Girolamo Savonarola ou à des confesseurs. Ici aussi, les campagnes contre la vanité vestimentaire et la présentation excessive, bien qu'elles puissent avoir un succès à court terme, ont échoué à long terme. Les laïcs, hommes et femmes, continuaient à s'habiller selon la mode du temps et du lieu.

Certains théologiens, comme l'archevêque dominicain Antonin de Florence, étaient même disposés à s'incliner devant la coutume locale et le statut social des laïcs impliqués. Les prélats légiféraient rarement sur cette question. Quand ils l'ont fait, à la fin de l'Italie médiévale, leurs efforts ont été en grande partie infructueux. La preuve la plus ancienne de cet effort se trouve parmi les statuts légatins du cardinal Latino Malabranca.

En 1278–1279, Latino Malabranca, cardinal évêque d'Ostie et de Velletri, a servi comme légat pour son oncle, le pape Nicolas III, un des clan romain Orsini, pour une grande partie de l'Italie du Nord. Le cardinal Latino, frère dominicain, était le seul membre de la famille Malabranca à atteindre une si haute dignité malgré la place de la famille dans les rangs de la noblesse romaine.

Comme un de ses actes officiels, le cardinal tint un concile légatin à Bologne à la fin du mois de septembre 1279. Aux kalends d'octobre (1er octobre), le conseil publia des décrets concernant la saisie injuste d'églises, la visite de monastères, le concubinage clérical , pénitences et indulgences qui devaient s'appliquer en Lombardie, en Toscane et en Romagne. Le sixième décret est un texte législatif concernant la tenue vestimentaire des femmes, De habitu mulierum. Ce décret a été modifié par le cardinal Bernard du Poujet, légat de Bologne de 1319 à 1334, mais il est resté nominalement en vigueur jusqu'à ce qu'il soit révoqué - au moins pour la ville de Padoue - par le pape Nicolas V en 1454 comme non fructueux pour le salut de les âmes des femmes, selon Mgr Fantino Dandolo.


Voir la vidéo: Shabiller au 11ème siècle (Juillet 2022).


Commentaires:

  1. Kenn

    Soyez assuré.

  2. Gardaramar

    Mmm. Je suis entièrement d'accord.

  3. Hiamovi

    Merci pour l'aide sur cette question.

  4. Daisida

    Aussi que nous ferions sans votre magnifique idée



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